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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 21:56
 Le Jeûne de Ramadan est un "wâjib" (une obligation) à la charge de celui (ou celle)  
 qui remplit les conditions suivantes: 1. Etre musulman. 2. Etre pubère. 3. Etre sain d'esprit. 4. Etre pure (pour la femme) de toutes règles ou lochies pendant le Ramadan. 5. Ne pas être atteint d'une maladie incurable qui, d'ordinaire, empêche de jeûner. 6. Ne pas avoir d'empêchement dû à la vieillesse. 1) Etre Musulman Tel le woudou pour la prière, l'Islâm est une condition pour le Siyam. 
  Donc le Jeûne du non-musulman n'est pas valable même si, du lever au coucher du soleil,  
 il en présente toutes les apparences (abstinence de nourriture, de boissons, de rapports sexuels, etc.). 
  En outre, il sera châtié le jour du jugement car, en se détournant de la voie droite (l'Islâm), 
  il a négligé et perdu une condition qui était pourtant à sa portée. C'est dire que seuls les bons actes accomplis par le musulman sont agréés chez DIEU. 2) Etre pubère (Bâligh) Le garçon devient pubère dès qu'il éjacule pour la première fois; à défaut,  
 sa puberté sera effective à sa 15ème année lunaire. Quant à la fille, la puberté se manifeste par l'apparition des premières menstrues ou des sécrétions glandulaires 
  (l'équivalent du sperme); à défaut, comme pour le garçon, c'est sa 15ème année lunaire  
 (environ 142 ans solaires) qui sera déterminante. A noter que tout écoulement de sang constaté chez la jeune fille, avant l'âge de 9 ans, 
  n'est pas considéré comme des menstrues. 3) Etre sain d'esprit Ce qui exclut le fou, qui n'est pas tenu de rattraper les jours perdus une fois sa raison retrouvée. 4) La femme doit être pure de toutes règles ou lochies En période de règles ou de lochies, la femme a l'interdiction absolue de jeûner;  
 son obstination constituerait un péché. Elle devra donc attendre la fin de cette indisposition pour commencer 
  ou continuer le jeûne; et après le Ramadan, elle aura à récupérer un nombre égal de jours ainsi perdus. 
  En revanche, les prières non accomplies pour cette même raison ne sont pas à rattraper. 5) Celui ou celle qui n'est pas atteint(e) de maladie incurable l'empêchant de jeûner  En règle générale, il est interdit de se faire violence. Ainsi celui qui connais la réaction de son corps,  
 et sait de ce fait que le Jeûne risque d'endommager sa santé, n'a pas à l'observer.  
 Il choisira un autre moment plus favorable (par exemple, en hiver où la journée est plus courte)  
 pour récupérer les jours manquants. Par contre, si cette maladie l'handicape à vie, 
  il n'aura seulement qu'une amende expiatoire à payer. 6) Celui ou celle dont l'âge avancé n'empêche pas de jeûner  La personne âgée, dont l'incapacité est momentanément due à des conditions défavorables,  
 attendra une autre occasion pour faire son rattrapage. 
 
 ET ALLAH EST LE PLUS SAVANT 
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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 21:51
 QUELQUES NOTIONS Al Wâjib ou Fard: (Devoir, Obligation): c'est ce qu'il faut obligatoirement accomplir. 
  Celui qui le fait, avec toutes les conditions requises, mérite une récompense; 
  et celui qui le délaisse mérite un châtiment. 
  As Sounnah: c'est une chose (parole, acte, comportement, etc.)  
 traditionnellement recommandée, que l'on pratique à l'exemple du Prophète sallallâhou ^alayhi wa sallam , 
  et qui a, de ce fait, de la récompense. Mais celui qui ne l'accomplit pas n'encourt aucun châtiment. 
  An Nafila: c'est un acte supplémentaire, dont l'accomplissement est recommandé sans être wajib,  
 par exemple, une prière surérogatoire ou de nâfila. 
  Al Moubah: (ou la chose simplement permise) est facultative.  
 Cependant, les savants de l'Islâm disent qu'on obtient de la récompense en recherchant l'agrément de DIEU  
 par la pratique d'une chose permise. C'est le cas, par exemple,  
 de celui qui exploite son sommeil afin d'être plus frais et dispos le lendemain pour bien accomplir ses prières;  
 ou qui se nourrit en vue de se fortifier pour mieux exécuter les obligations rituelles. 
  Al Makrouh: c'est la chose déconseillée, sans être haram (interdite). 
  Ainsi, celui qui l'accomplit ne sera pas châtié; mais en l'évitant, 
  afin de rester dans la conformité, il aura une récompense. 
  Al Halal (le licite): c'est la chose permise, qui est, selon les cas,  
 obligatoire, moubâh, recommandée ou makrouh.  
 Parfois elle donne lieu à une récompense. C'est généralement le contraire du haram. 
  Al Haram (l'illicite): c'est la chose qu'on ne doit pas faire.  
 Celui qui la commet, mérite le châtiment; et celui qui s'en écarte, par crainte de DIEU,  
 aura une récompense. Il peut être un petit péché, un grand péché ou même du koufr (mécréance). 
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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 21:42
 Le Jeûne de Ramadan fait partie des actes auxquels le Prophète : 
 Salla l-Lâhou ^alayhi wa Sallam: 
  a attaché de l'importance, en disant que l'Islâm est bâti sur cinq,  
 c'est-à-dire les choses les plus fondamentales, 
  que certains n'hésitent pas à qualifier, abusivement, de "piliers" de l'Islâm. 
  Notons que le Jeûne n'est pas spécifique à la communauté de Mouhammad sallallâhou ^alayhi wa sallam . 
  A preuve, cette exhortation où DIEU dit, dans le sens:  "O vous qui croyez! Le jeûne vous est prescrit comme il a été prescrit à ceux qui vous ont précédés, 
  afin que vous craigniez DIEU." (Qour'an II/183)  Remarque:  Au début de la prescription de Ramadan sur la communauté du Prophète Mouhammad sallallâhou ^alayhi wa sallam 
  , on pouvait, tout en étant capable de jeûner, s'en dispenser et,  
 en compensation, nourrir un pauvre pour chaque jour ainsi délaissé.  
 Mais cette disposition fut abrogée par d'autres versets qui viennent juste après, notamment (le sens): "Mais que vous jeûniez vaudra mieux pour vous, si vous saviez!" (Qour'an II/184) Ou encore:  "C'est pendant le mois de Ramadan que fut révélé le Qour'an comme Direction pour les hommes; 
  comportant des Signes évidents de Guidée en même temps de Discernement entre le vrai et le faux.  
 Donc quiconque d'entre vous est présent en ce mois, qu'il jeûne..." (Qour'an II/185)  Ainsi chaque musulman Moukallaf doit obligatoirement faire le jeûne du mois de Ramadan. Toutefois, en cas d'empêchement majeur, il y a lieu de recourir au verset (Ayah) qui suit, où DIEU dit, dans le sens: "... Celui qui est malade ou en voyage jeûnera plus tard un nombre égal d'autres jours; 
  c'est la facilité que DIEU vous a prescrite et non la difficulté..." (Qour'an II/185) DIEU, par Sa Clémence, a fait que quand arrive le Ramadan, les portes du Ciel s'ouvrent, 
  celles de l'Enfer se ferment et les démons sont mis aux fers. C'est dire que ce mois est béni.  
 Chacun de nous devra donc faire preuve d'une patience empreinte de générosité et d'indulgence,  
 en se rappelant que DIEU a dit, dans le sens: "Celui qui se montre patient et pardonne, c'est certainement là une marque de caractère." (Qour'an XLII/43) C'est ainsi que, selon Abou Hourayrah, le Prophète de DIEU :Salla l-Lâhou ^alayhi wa Sallam: 
  nous a prodigué le conseil suivant, dans le sens: "Quand l'un de vous jeûne, qu'il s'abstienne de dire des grossièretés et d'élever la voix.  
 Si quelqu'un l'injurie ou l'attaque, qu'il se contente de dire: "Je jeûne; je jeûne". (Hadith rapporté par Mouslim) Nous ne devons point nous laisser dominer par la passion. Au contraire, 
  il convient de se rappeler à tout instant que pour réussir ici-bas et dans l'au-delà,  
 il faut absolument agir conformément aux commandements de DIEU,  
 en ayant dans le Prophète Mouhammad sallallâhou ^alayhi wa sallam un modèle exemplaire et salutaire 
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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 21:32
 Cheikh Ibn Outhaymine dit :  « la femme enceinte se trouve dans l’un des deux cas : 1-Ou bien elle est forte et peut endurer le jeûne 
  sans peine et sans aucun effet nocif sur son fœtus. 
  Une telle femme doit observer le jeûne parce qu’elle n’a aucune excuse 
  à ne pas le faire. 2-Ou bien elle ne peut pas supporter le jeûne en raison d’une grossesse 
  avancée ou d’une débilité physique ou d’autres choses. 
  Dans ce cas, elle s’abstient de jeûner obligatoirement si le préjudice  
 concerne son enfant ». Source: Fatawa cheikh Ibn Outhaymine, 1/487. Il a dit aussi: La femme enceinte a le plus souvent du mal à jeûner. 
  Ceci est surtout vrai pour les tous derniers mois de la grossesse, 
 période pendant lequel le jeûne peut avoir une incidence négative sur 
  la grossesse. Aussi faut-il qu’elle consulte un médecin de confiance  
 (thiqa) et s’en référer à son avis. Voir Ach-charh al-mumti, 6/359/ Allah le sait mieux. Cheikh Ibn Baz a dit :  « La femme enceinte et celle qui allaite sont assimilées au malade ; 
  si le jeûne leur est pénible, il leur est permis de ne pas l’observer. 
  Mais dans ce cas, elles devront effectuer un jeûne de rattrapage, 
  quand elles le pourront, comme le malade.  
 Certains savants soutiennent qu’il leur suffit de nourrir un pauvre pour  
 chaque jour non jeûné. Cet avis est faible et marjoh.  
 Ce qui est juste, c’est qu’elles devront effectuer un jeûne de rattrapage 
  à l’instar du malade en vertu de la parole d’Allah le Puissant et Majestueux :  
  « Quiconque d' entre vous est malade ou en voyage,  
 devra jeûner un nombre égal d' autres jours.» (Coran, 2 : 184).  Cela s’atteste encore dans le hadith d’Anas Ibn Malick al-Kaabi  
 selon lequel le Messager d’Allah a dit : « Certes, Allah a dispensé le voyageur, la femme enceinte  
 et celle qui allaite de la moitié de la prière et du jeûne »  
 (rapporté par les Cinq). Extrait de Tuhfat al-ikhwan bi adjwibatin muhimmatin ta ta’allaqu  
 bi arkane al-islam, p. 171. Allah le sait mieux.  Cheikh Ibn Outhaymine a dit aussi :  « Le malade que le jeûne n’affecte pas comme l’enrhumé et celui qui  
 souffre d’une légère migraine, d’un mal de dent, etc., 
  ce malade-là n’est pas autorisé à rompre son jeûne, 
  même si certains savants disent qu’il lui est permis de le faire,  
 compte tenu du verset :  « (Et quiconque est malade ou en voyage,  
 alors qu' il jeûne un nombre égal d' autres jours» (Coran,2 :185). Mais nous disons que ce jugement dépend d’une cause, 
  à savoir que la non observance du jeûne est plus commode 
  pour le malade.. Si le jeûne ne l’affecte pas, 
  il ne lui est pas permis de s’en abstenir. Et il doit l’observer… » Voir ach-Charh al-moumti', 6/352. «Le Prophète a dit:  «Certes,Allah le Puissant et Majestueux a dispensé le voyageur, 
 la femme enceinte et celle qui allaite de la moitié du jeûne et de la prière» 
  (déclaré authentique par al Albani dans Sahihi Abou Dawoud) Ce hadith est rapporté par Abou Dawoud (3408) et par at-Tirmidhi  
 (715) et par an-Nassai (2315) et par Ibn Madia (1667).  
 Et Aussi al Bazzar. Dans al-Umm,Chafii rapporte: «Malick nous a rapporté d'après Nafi qu'Ibn Omar avait été  
 interrogé à propos de la femme enceinte qui craint les effets du jeûne  
 sur son enfant…Et il avait répondu ainsi:«Elle s'abstient du jeûne, 
 quitte à offrir une mesure de blé à un pauvre pour chaque jour non jeûné». Cheikh Ibn Baz dit en haut : Certains savants soutiennent qu’il leur 
  suffit de nourrir un pauvre pour chaque jour non jeûné... Cheikh Rslan dans cette vidéo il dit: Parmi ceux qui ont dit ça :  
 'Abdellah ibn 'Omar et 'Abdellah ibnu 'Abbass , 
 ils ont dit que la femme enceinte ou celle qui allaite , 
 si elles ont peur pour elles et pour leur bébé ne rattrapent pas le jeûne  
 elles font al fidya seulement ( nourrir un pauvre...). Comment elle fait pour savoir si le jeûne va lui causer 
  un mal à elle ou à son bébé?: - L'expérience : c'est à dire elle a déjà eu ça et ça lui a causé beaucoup 
  de mal . - Ou si le médecin musulmane de confiance et qui connaît bien 
  lui dit de ne pas jeûner. - Le doute :  
 c'est à dire ta plus le doute que que ça va te causer du mal que  
 le contraire. On a dit chez Ibn 'Omar, Ibn 'Abbass, Al Albani, Al Hilali, Al Halabi... la femme enceinte  
 ou celle qui allaite qui a peur pour elle et son bébé donne à manger 
  sans rattraper. Chez Les Hanafistes , Abu 'Obayd et Thawr 
  elle rattrape sans donner à manger (c'est le contraire de l'autre avis). Chez el imam Ahmed et Chaifi'i si la femme a peur pour son fils 
  c'est tous elle rattrape et donne à manger et si elle a peur 
  pour elle et son 
  fils elle rattrape s'est tout sans donner à manger. Après cheikh continue de dire que la parole qui lui parait plus juste  
 est celle des sahabas car ça ne vient que du prophète , 
  ça ne peut venir d'autre part et en plus de ça il n'y a aucune parole 
  d'un autre sahabi qui les contredit c'est comme s'ils étaient tous d'accord  Cours intitulé "Tayssir Fiqh Assiyam" de cheikh Sa'id Rslan.  
 deuxième cours vers le milieu.  
 
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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 11:47
 Une approche théologique de la question de cette compatibilité  Le Docteur Suliman ibn Abdal Rahman Al-Hukail soutient dans un de  
 ses ouvrages que l'islam est compatible avec les Droits de l'homme  . Il y traite de la Déclaration des droits de l'homme en islam,  
 ratifié par 57 états musulmans, compare cette déclaration avec la Déclaration universelle  
 des droits de l'homme et explique les principes fondateurs du droit musulman.  
 Al-Hukail précise au chapitre cinq qu'il existe huit pénalités considérées comme étant fixes 
  en droit musulman en dehors desquelles les juristes ont le moyen incontestable d'innover. 
  Cependant Al-Hukail reste inflexible sur la possibilité d'un moratoire sur les sept peines considérées fixes 
  (hudûd) et dans un style fort apologétique affirme qu'elles seraient compatibles avec les droits de l'homme. 
 
 ET ALLAH ET LE PLUS SAVANT  
 ALLAH AKBAR QU'IL NOUS PROTEGENT DE CES KAFIRS AMINE 
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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 11:02
 La charia ou charî'a (arabe : الـشَّـرِيعَـة) est l'ensemble des normes doctrinales, culturelles, morales et relationelles édictées par la "Révélation". Le terme utilisé en arabe dans le contexte religieux signifie : « chemin pour respecter la loi [de Dieu] ». Il est d’usage de désigner en Occident la charia par le terme de loi islamique qui est une traduction très approximative puisque n'englobant que partiellement le véritable sens du mot. (ce terme est d’ailleurs utilisé en place de droit musulman). La charia codifie à la fois les aspects publics et privés de la vie d’un musulman, ainsi que les interactions sociétales. Les musulmans considèrent cet ensemble de normes comme l’émanation de la volonté de Dieu (Shar'). Le niveau, l’intensité et l’étendue du pouvoir normatif de la charia varient considérablement sur les plans historiques et géographiques1.  Les acceptions  En arabe, « charia » vient de la racine šaraʿa, qui signifie « ouvrir, devenir clair ». Un lexique précise que le terme « charia » fait référence à un chemin droit et clair, mais aussi à un endroit irrigué où les êtres humains et les animaux viennent boire à condition que la source d’eau soit un ruisseau ou une rivière en mouvement2.  
 Lily Zakiyah Munir précise que charia dérive de la racine arabe šarʿ, qui signifie à l’origine « la voie qui mène à l’eau », ce qui peut être interprété comme « la voie qui mène à la source de la vie »3. Utilisé dans un sens religieux, ce terme signifie « la voie vers Dieu », car le but de la vie d’un musulman est Allah (Dieu). La charia est la voie qui mène, pour le croyant, à la félicité dans la vie d'ici-bas et dans l'au-delà. Le fiqh est le côté pratique de la charia, il n'est donc qu'une composante de cette dernière. Dans son sens le plus large, la charia se compose : de l’ilm ut-tawhid ou usul ud-din (système théologique, qui se rapporte à la dimension dénommée iman, faisant référence à la foi) du tasawwuf pour les soufis en tant que représentation de l’ihsan (littéralement, la bienfaisance) en tant que système éthique et mystique, du fiqh (en tant que système législatif, qui se rapporte à la dimension dénommée islam, faisant référence à la soumission absolue à Dieu). La charia n’a jamais été codifiée dans un livre de lois, mais se comprend plus comme une opinion partagée par les musulmans, fondée sur de nombreuses sources4. De plus, la charia n’a probablement pas été écrite sous l’autorité d’un corps particulier (en effet, l’islam sunnite et kharidjite ne disposent pas d’un clergé).  Dans le Coran  Le mot charia (ou ses dérivés : charʿ et chirʿah) est cité dans le Coran comme étant la voie à suivre par les musulmans : « Juge donc parmi eux d’après ce que Dieu a fait descendre. Ne suis pas leurs passions, loin de la vérité qui t’est venue. À chacun de vous, Nous avons assigné une voie (chirʿah) et un plan à suivre. » — sourate 5, verset 48 « sourate 42, verset 13 » « Puis Nous t’avons mis sur la voie (charî'a) de l’Ordre (une religion claire et parfaite). Suis-la donc et ne suis pas les passions de ceux qui ne savent pas. » — sourate 45, verset 18 Sources Seyyed Hossein Nasr, dans son ouvrage The Ideals and Realities of Islam décrit la façon dont la charia a été codifiée. Selon lui, le Coran contient potentiellement toute la loi divine, mais pas de manière explicite, ni factuelle. Un processus graduel a donc permis de codifier cette loi dans une forme exotérique qui soit applicable à tous les domaines de la vie d’un musulman. Pour les sunnites, les principes de la loi divine contenus dans le Coran ont été expliqués dans les hadiths et la sunna, qui forment ensemble la deuxième source primaire de la loi. Ces sources (Usûl al-Fiqh) ont par la suite été acceptées et comprises par consensus (ijma) dans la société islamique de l’époque. Enfin, le raisonnement par analogie (qiyas) a permis de compléter cette loi lorsque cela était nécessaire5. Le Coran et les hadiths sont les deux sources les plus importantes, acceptées par l’ensemble de la communauté musulmane (oumma). L’ijma et le qiyas ne sont pas reconnues par les chiites, et les différentes écoles (madhab) divergent quant à l’utilisation du qiyas. À ces sources s’ajoutent plusieurs autres secondaires : l’opinion personnelle; le ray' istihsân, la relativisation et la prise en compte du contexte. l'istihsâb, la prise en considération de la pratique en vigueur. l’istislâh, prise en considération de l’intérêt général l’ijtihad, effort de réflexion personnelle basée sur les principes généraux de l’islam. 
  Elle est pratiquée par les muftis (juristes) ou les mujtahids (savants). l’imitation des décisions des anciens (taqlid), par opposition à l’ijtihad la coutume (ma`rouf ou `âdah). 
  C’est ainsi que des coutumes préislamiques ont été intégrées dans la loi musulmane.  Une définition progressive au sein de la communauté musulmane  La charia a été révélé sur une période de 23 ans correspondant à la durée de la prophétie.  
 Considérée comme étant l'ensemble des normes, la charia est une voie immuable. 
  A l'intérieur de cette voie se trouve le fiqh qui est une matière en constante évolution.  
 L'ijtihad (ou l'effort d'interprétation) permet aux savants de contextualiser et d'adapter les normes en accord avec les sources révélées. Cette première période, qui s’étend jusqu’au milieu du viiie siècle,  
 la connaissance religieuse a été produite uniquement en se basant sur l’ensemble de l’apprentissage  
 et du raisonnement. À cette époque, le résultat de ces activités humaines n’était pas appelé charia mais  
 « connaissance de la religion ». Le terme charia n’était employé que très rarement pour désigner certaines injonctions contenues dans le Coran6. L’ʿilm peut être rapproché de la tradition et le fiqh de la raison. À cette époque de l’histoire de l’islam, la raison et la tradition étaient considérées par les musulmans comme complémentaires et Rahman pense qu’il y a peu de doutes sur le fait que la charia et la raison n’étaient pas distinctes. À la fin de cette période, la loi a été fixée par le consensus (ijma) et une méthodologie de législation a été définie. À la fin du viiie siècle et au ixe siècle, les rationalistes qui ont développé le mutazilisme opposent la raison à la tradition (charia). Ils ont donc considéré que la théologie et les principes moraux pouvaient être questionnés par la raison humaine. Cette position permettait donc de faire sortir de la charia les principes du Bien, du Mal et de la métaphysique théologique. Les musulmans orthodoxes de cette époque s’opposèrent à cette position et s’efforcèrent de renforcer le pouvoir et la volonté de Dieu par opposition aux mutazilites. Cette opposition a conduit l’orthodoxie musulmane à rejeter explicitement la raison humaine selon l'interprétation de Rahman6. Le mouvement acharite, qui émerge au xe siècle, tente de faire la synthèse de ces deux positions. 
  En conséquence, tous les sujets pratiques qui ont un impact sur la vie réelle (dont la loi et l’éthique), 
  sont sous l’autorité de la charia ; et tous les sujets purement métaphysiques ou théologiques sont sous l’autorité de la raison. La distinction faite va permettre de distinguer la théologie, qui sera dorénavant appelée « principes de la religion » (usul al-din), et les principes moraux et légaux, désormais connus sous le nom de charia6. C’est à cette époque formative de l’islam qu’apparaissent des divisions sur le sens à donner à la loi islamique. 
  Les courants sunnites majoritaires, qui se sont transformés en écoles juridiques (madhhab) sont le malékisme, 
  le hanafisme, le chaféisme et le hanbalisme. Chez les chiites, ces courants sont le jafarisme et le zaïdisme. 
  Il existe aussi d’autres courants religieux minoritaires qui ont chacun leur interprétation de la place et de la nature de la charia au sein de la religion musulmane, sans que les différences soient fondamentales dans le contenu de la loi divine. Chez les sunnites, l’ijma (consensus) qui a été déclaré final au xe siècle aurait comme motivation,  
 selon Rahman, la volonté d’assurer la permanence et la stabilité de l’islam alors qu’il était en formation et que la religion à cette époque était en proie à des conflits internes et des attaques extérieures6. À partir du xe siècle,  
 il existe quatre courants majeurs caractérisant la vie religieuse de l’islam : 
  le rationalisme, le soufisme, le courant théologique et le courant légal.  
 Ces différents courants ne pouvaient être synthétisés et intégrés que par un concept religieux comme la charia. 
  Les différents courants religieux cités plus haut qui existaient à cette époque n’étaient pas les seuls courants existant en islam ; puisque les traditionalistes (ahl al-hadith) faisaient aussi partie de ces courants. Le cheik Ibn Taymiyyah écrira au xiie siècle une rissala sur la compatibilité entre raison et révélation, qui est l'approche de l'ensemble des savants musulmans de son temps à notre époque, et qui se fonde sur le principe de raisonnement sur les versets maintes fois commandé dans le Coran[réf. nécessaire]. Jusqu’au xiiie siècle, ils n’avaient pas participé aux différents courants décrits, mais étaient restés en observation6. C’est Ibn Taymiyyah (1263-1328/661-728)  
 qui proposera la vision des traditionalistes (il est associé au madhhab hanbalite).  
 Sa position cherche à reformuler le concept de charia et à exhorter les valeurs religieuses.  
 Il soutient donc la position que la charia est un concept complet qui inclut la vérité spirituelle des soufis (haqiqa),  
 la vérité rationnelle (aql) des philosophes et des théologiens et la loi. La charia devient donc, pour les traditionalistes, 
  ce qui rend la loi possible et juste, et qui intègre les aspects spirituels et légaux dans un seul tout religieux6.  
 L’influence de Ibn Taymiya est restée restreinte à ses seuls disciples et n’a pas fait émerger de mouvement massif.  
 Sa manifestation la plus visible sera le mouvement wahhabite apparu au xviiie siècle en Arabie saoudite6.  Charia, rationalité et ethique  Éric Chaumont,  
 concernant la charia, la rationalité et l'éthique,  
 explique qu'il existe deux principes sous-jacent aux principes de la charia - 
  et pourtant métasharaïques 
  - qui sont depuis toujours en compétition dans un débat théologique qui oppose les savants musulmans : 
 La première théorie est fondée sur l'approche rationaliste mu'tazilite adoptée par Ghazali, 
  qui soutient que la charia a été instituée par Dieu dans l'intérêt de la création, 
  porteuse d'avantages pour l'homme que la raison de ce dernier peut  
 - pour certains - 
  appréhender, tandis que d'autres sont inintelligibles et doivent faire l'objet d'une révélation divine. 
  Les intérêts de l'homme (maslaha) sont alors le fondement éthique à la base de la charia.  
 « Il y a ici une adéquation assez étroite entre raison humaine et Loi révélée,  
 et celle-ci s'apparente en dernière analyse à une sorte d'éthique utilistariste  
 (ou le terme éthique doit s'entendre pour la vie présente et la vie de l'au-delà.)  
 » Une forme radicalisée de cette théorie, plus tardive comptant entre-autres Abu Ishaq al-Shatibi  
 (en) comme adhérant et pionnier, soutient le principe de finalités de la charia (al maqâsid al-charia), 
  qui veut que chaque prescription de la charia a bien une finalité précise et objective.  
 Selon cette autre théorie, d'un point de vue éthique et rationnel, rien n'est gratuit 
 . Cette théorie ayant une approche rationnelle et intelligible de la charia est fort prisée par les juristes modernes. La seconde théorie pose la charia comme volonté (al-irâda) divine, normative sans  
 qu'elle soit soumise à des valeurs préexistante ; 
  cette théorie dénie ainsi radicalement la rationalité des prescriptions charaïques. 
  Ceci est une influence de l'ash'arisme qui décrètera que la raison est incapable de déterminer le bien et le mal.  
 L'influence de cette école, majoritaire dans l'islam sunnite,  
 n'a pratiquement plus de partisans dans sa radicalité initiale.  
 Cette dernière explique en grande partie la lenteur de l'évolution de la charia en fonction des changements contextuels  
 ; mais les savants musulmans - pressés par les critiques dont la charia fait l'objet 
  - cherchent désormais des fondements éthico-rationels derrière les prescriptions charaïques . Suivant juriste Yadh ben Achour, il est inexact de penser que la charia est inerte et immuable. 
  Ce dernier explique qu'elle évolue en fonction des changements de conjonctures diplomatiques et sociologiques  
 et n'est pas à envisager comme un système contraint à la stagnation,  
 citant de nombreux exemples d'adaptations de la charia.  
 C’est ainsi avec le début de la modernisation de l’islam,  
 au xixe siècle 
 , que la charia commence à être désinstitutionnalisée et sécularisée et que commence  
 à être repensé le rôle des oulémas et des cadis dans le processus de construction de sociétés modernes.  Sa place dans les sociétés musulmanes modernes  Depuis le xixe siècle, la plupart des États à majorité musulmane ont créé des systèmes judiciaires 
  séculaires et centralisés, en empruntant plus ou moins largement aux sources européennes existantes 
 . Dans quelques cas, 
  l’adoption de nouvelles formes de tribunaux et de codes de lois a provoqué l’opposition des religieux, 
  comme cela a été le cas en Iran après sa révolution constitutionnelle  
 et au Yémen après l’introduction de réformes ottomanes appelées Majalla en 1891 et 1904.  
 Ces nouveaux systèmes judiciaires sur le modèle européen, avec des tribunaux hiérarchisés  
 et centralisés n’ont rencontré que peu d’oppositions. Nathan Brown souligne que le manque d’éléments sur l’application de la charia avant les réformes des systèmes 
  judiciaires ne permet pas de savoir à quel point elle était appliquée dans ces pays auparavant.  
 Il note qu’à cette époque charnière, la charia devenait plus importante dans l’Empire ottoman,  
 et que l’influence du mouvement wahhabite dans la péninsule d’Arabie a probablement causé un regain 
  d’importance des pratiques liées à la charia. En Égypte, le système judiciaire reste basé sur les principes islamiques,  
 puisqu’il reprend en grande partie le qānun ottoman (code de loi qui avait pour but de codifier la charia).  
 Au cours du xixe siècle, l’exécution des peines hudud se fait moins fréquente,  
 mais les législateurs ne rejettent pas la base qu’est la loi islamique.  
 Des tribunaux appliquant les principes de la charia existaient d’ailleurs toujours aux côtés des nouveaux. 
  Ce qui sera le cas non seulement en Égypte, mais dans la quasi-totalité du monde musulman. L’évolution de la place de la charia dans les sociétés musulmanes modernes a mené à une  
 redéfinition des relations entre la charia et l’État au cours du iiie siècle et du xxe siècle dans les États à majorité  
 musulmane. Cette renégociation ne met pas en danger les institutions de la charia mais vise plutôt à  
 contenir son champ d’action, comme le montre la création de tribunaux d’État aux côtés des tribunaux islamique,  
 chargés des affaires personnelles.  Sa relation avec l’État à l’époque contemporaine  Bien que les institutions et les pratiques liées à la charia  
 aient survécu à l’introduction de systèmes légaux d’origine européenne dans les pays à majorité musulmane, 
  elles y ont tout de même connu un fort déclin. Suite aux modifications des systèmes légaux est venue  
 celles des institutions et des pratiques associées à la charia, dont le sens s’est restreint pour devenir plus politique. C’est vers la fin du xixe siècle qu’a commencé à être réformé le système éducatif en vigueur dans les pays musulmans. 
  Les institutions dédiées au savoir islamique ont été transformées en universités avec des cours et des examens.  
 Cette réforme a été beaucoup plus discutée que l’introduction des systèmes légaux « à l’occidentale » 
 , et également beaucoup plus lente, 
  puisque les universités et les salles de classe n’ont remplacé les cours de mosquées et de médersas  
 qu’au milieu du xxe siècle. Dans le même temps, une réforme des tribunaux islamiques a été menée dans les États musulmans, 
  qui avaient besoin d’exercer un contrôle plus grand sur le pouvoir judiciaire. 
  Cette réforme a été menée en prenant plusieurs types de mesures :  
 la bureaucratisation, la codification et la fusion.  
 La bureaucratisation a été menée à bien par l’intégration des tribunaux musulmans 
  dans le système fiscal de l’État,  
 la mise en place de bureaux administratifs,  
 de procédures d’appel claires et d’une hiérarchie des tribunaux.  
 La codification a pris la forme de codes des droits de la personne, 
  largement fondés sur la norme existant dans la charia. 
  La fusion des tribunaux islamiques et des tribunaux civils a été assez rare. 
  Tous les gouvernements coloniaux ont préféré bureaucratiser plutôt qu’abolir les tribunaux islamiques, 
  comme l’a fait la France en Algérie. Le résultat de ces réformes a été la réduction du sens du mot charia à la loi. 
  Le degré de prévalence de la charia s’évalue par le degré de conformité de la loi en place à la charia. 
  En effet, les partisans de la charia lui donnent un sens strictement légal alors que les partisans de plus 
  de sécularité au sein du monde musulman préfèrent donner un sens plus large au concept de charia. Au cours des années 1930 apparaissent les premières critiques des systèmes légaux et judiciaires  
 sur le modèle européen : certains penseurs égyptiens ont dit que la loi française était culturellement inappropriée  
 à l’Égypte et que des efforts plus grands devaient être faits pour intégrer des normes basées sur la charia.  
 La critique, au départ modérée, est reprise par un idéologue des Frères musulmans, 'Abd al-Qadir 'Awda, 
  qui déclare que les musulmans doivent non seulement ignorer mais combattre les lois contraires à la charia. Dans les années 1960 et 1970, les appels à l’application de la charia deviennent 
  le centre des revendications de mouvements islamistes de toutes origines. 
  La charia, qui n’est plus considérée comme un ensemble de pratiques et d’institutions  
 mais un ensemble de lois codifiées,  
 est même devenue l’indicateur par lequel on peut juger du caractère islamique d’une société ou 
  d’un système politique11. Aujourd’hui, une doctrine quasi-constitutionnelle vis-à-vis de la charia a émergé,  
 à la fois parmi les juristes ou parmi les islamistes.  
 En effet, les juristes ont commencé à avoir une approche plus positive de la charia à partir des années 1930, 
  en faisant remarquer que les codes de lois des pays musulmans devaient se fonder sur des sources  
 indigènes plutôt que sur des sources de lois européennes. De leur côté, les islamistes, confortés par le changement de sens du terme charia et sa plus grande codification, ont insisté sur le fait que la charia devait avoir une forme codifiée, et ils positionnent la charia comme étant supérieure à tous les autres codes de lois (constitution, législation normale et règlements administratifs)15. L’exemple d’une constitution basée sur la charia est d’ailleurs celui de l’Iran depuis la révolution de 1979. La nouvelle signification de la charia en tant que code de lois est donc devenue beaucoup plus difficile 
  à circonscrire, et les gouvernements de nombreux pays musulmans (comme l’Égypte)  
 se sont engagés à vérifier leur codes légaux afin de s’assurer qu’ils sont en conformité avec la charia. 
  La redéfinition de la charia a permis de donner un pouvoir politique plus grand à celle-ci, 
  mais, en revanche, le pouvoir de la loi islamique est en même temps restreint à des sujets plus spécifiques.  
 Nathan Brown dit que si la charia était mise en place complètement dans  
 certaines sociétés, cela nécessiterait des changements très importants dans la loi commerciale 
  et les codes pénaux. À l’heure actuelle, la mise en place de la charia n’est pas complète, 
  mais elle est fortement présente dans la vie politique des pays musulmans. 
  Al Mu'amalat qui concerne les interactions humaines. 
  Cette partie contient les règles relatives aux transactions financières  aux dotations aux règles d’héritage au mariage, au divorce et à la garde des enfants à la nourriture et à la boisson (dont la chasse et les règles d’abattage rituel des animaux) à la guerre et à la paix aux infractions pénales aux affaires judiciaires (dont les témoignages et les preuves)  La charia classe les actions humaines en cinq catégories. 
 Ces catégories correspondent à cinq valeurs morales appelées al-akhām al-khamsa : ce qui est prescrit, désigné sous le terme de fard (aussi dénommé obligatoire — wajib, muhattam— ou requis — lazim) ce qui est recommandé, désigné sous le terme de mandub (aussi dénommé préférable — mustahabb — méritoire — fadila— ou désirable — marghub fih) ce qui est indifférent (mubâh), ce qui est blâmable désigné par le terme makrûh ce qui est interdit désigné par le terme haram Les actions prescrites se divisent elles-mêmes en obligations personnelles —fard al-'ayn—  
 qui sont requises de la part de chaque musulman (prière et aumône par exemple) et les obligations communautaires 
  —fard al-kifaya — qui, si elles sont faites par certains musulmans, ne sont pas requises des autres 
  (les prières funéraires par exemple). La distinction qui est faite entre les cinq catégories se fait sur leur exécution ou leur non exécution,  
 qui est soit récompensée, non récompensée, punie ou non punie. Le tableau ci-dessous  
 détaille les différentes catégories et leur statut par rapport à la charia.  Prescrit Recommandé Indifférent Blâmable Interdit Exécution récompensée récompensée non récompensée non punie punie Non exécution punie non punie non punie récompensée récompensée  La charia, règle révélée, permet de produire deux formulations : la connaissance de la loi (al hukm) et la fatwa. Le Hukm Le Hukm (arabe : حُكْمُ pl. Ahkam) est une règle ou une ordonnance qui découle de la charia. 
  Le terme désigne aussi un jugement rendu par un cadis (qâdi), qui est l’autorité vers laquelle 
  les musulmans se tournent pour qu’un jugement conforme à la charia soit rendu.  
 Ebrahim Moosa rappelle que hukm vient de la racine arabe hkm, qui signifie « retenir », 
  « avertir » et que le terme hukm s’applique aussi aux découvertes  
 d’un théoricien légal islamique quand il cherche à définir quelle est la valeur morale d’un acte parmi 
  les cinq valeurs morales (al-akhām al-khamsa) existant dans la charia . Le Hukm est caractérisé comme un jugement légal venant en complément des  
 conditions mises en place par un madhhab et la doctrine associée. Quand un juriste produit une règle pour un acte ou une situation particulière, 
  le terme hukm est utilisé, plus particulièrement sous la forme de hukm Allāh (« règle de Dieu »). 
  Le terme hukm est en fait employé pour décrire deux dimensions : le jugement métaphysique et 
  le jugement empirique. Le hukm est une norme transcendantale dont le hukm empirique,  
 donné par le juriste, est la manifestation temporelle. Moosa souligne également que le procédé  
 de découverte de la charia et de la loi islamique est la conséquence d’une interaction complexe  
 entre l’homme et le divin  La fatwa  La fatwa est un avis juridique donné par un spécialiste de loi religieuse sur une question particulière. 
  En règle générale, une fatwa est émise à la demande d’un individu ou d’un juge pour régler un 
  problème où la jurisprudence islamique n’est pas claire. Un spécialiste pouvant donner des fatwas  
 est appelé un mufti. Différents muftis peuvent émettre des fatwas contradictoires. 
  La fatwa est limitée à une période et un espace géographique, ou plutôt, un espace reconnaissant l’une des écoles  
 d’interprétation. Ensuite, la fatwa pourra être confirmée, révisée, annulée voire totalement ignorée par d’autres écoles 
  d’interprétation. Pays dont la législation intègre une partie de la charia Les pays dont la législation s’inspire plus ou moins fortement de la charia sont les suivants : l’Arabie saoudite, le Koweït, le Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Qatar,  
 l'Oman, le Yémen, l’Iran, le Pakistan, l’Afghanistan, la Libye. 
  De plus, la charia a été introduite dans la législation de certains pays  
 au cours du xxe siècle : le Soudan, l'Égypte (en tant que « source du droit »), 
  et quelques États du nord du Nigéria, et la Somalie. Procédure  Certains types d’infractions mettant en cause les intérêts des particuliers  
 ne peuvent être poursuivis que sur plainte de la victime ou de ses héritiers  
 (fausse imputation, talion, vol). En revanche, pour les infractions à la loi divine 
  (les houdoud sauf le vol, la fausse imputation, l’apostasie et l’hérésie), 
  la seule présentation spontanée de témoins ou l’aveu de l’auteur peut donner lieu à la mainmise du juge. 
  Comme cette action ne donnait pas lieu à une réparation en faveur de la victime, elle est a été qualifiée  
 d’« action désintéressée » (ﺩﻋـﻮى ﺍﻟﺤـﺴـبة hisba). En droit musulman, le procès se déroule en public,  
 et le juge est assis en face de l’entrée, de manière visible pour les deux parties. 
  Le juge a également la possibilité de revenir sur sa décision et de la réviser,  
 soit spontanément, soit à la demande d’une des deux parties.  
 Preuves La preuve par témoins joue un rôle prépondérant dans la charia.  
 En effet, l’introduction de la loi islamique a eu lieu à une époque  
 et dans une région où l’écriture était peu répandue, et dans une  
 culture s’appuyant sur une forte tradition orale . 
  Dans ce contexte, le texte coranique ou les hadiths fixent souvent le nombre de témoins 
  requis ou les autres moyens de preuve.  
 Les relations hors mariage doivent par exemple être prouvées par le témoignage de quatre hommes, 
  le meurtre, le vol ou les lésions corporelles par l’aveu ou le témoignage de deux hommes.  
 Les infractions relevant de la catégorie des Taʿzīr peuvent être prouvées par tout moyen entraînant  
 la conviction du juge, sous réserve de sa validité. Jacques El Hakim précise que la présomption d’innocence joue en faveur de l’inculpé 
 , et que c’est donc au demandeur qu’incombe la charge de la preuve. La charia insiste sur la nécessité  
 que la preuve soit irréfutable, 
  ce qui réduisait les possibilités de poursuite. 
  L’inculpé a par la suite la possibilité de présenter la preuve contraire ou de prêter serment sur son innocence.  Contre-témoignage  Le Coran élabore un système de contre-témoignage. De même,  
 lorsque deux personnes fiables témoignent contre un témoin devant le juge lors d'un jugement,  
 la condamnation ne peut avoir lieu,  
 Ceux-ci peuvent témoigner contre un ou plusieurs autre(s) témoin(s) affirmant une chose erronée 
  ou mensongère devant le juge lors d'un jugement. Ce contre-témoignage peut donc tant  
 concerner la fiabilité des témoins eux-mêmes que la crédibilité du crime.  
 Étant donné qu'il faut le nombre minimal qui est de deux ou quatre témoins en fonction  
 du crime commis pour l'application de la peine, si le nombre après contre-témoignage  
 n'est plus atteint la condamnation n'a plus lieu  Repentir, grâce et prescription  Le repentir de l’auteur ne permet d’éviter l’application d’aucune des peines prévues pour les différentes 
  catégories d’infraction. Les particuliers visés par une atteinte à leurs droits (notamment en matière de talion)  
 peuvent se désister. L’amnistie n’est pas prévue par la charia. 
  La grâce est en principe exclue pour les houdoud,  
 sauf pour le vol et la fausse imputation qui mettent en cause les droits des particuliers  
 (seuls les particuliers peuvent déclencher une poursuite).  
 Pour les autres catégories d’infraction, la grâce est à la discrétion du juge. Les Chaféites, les Hanbalites et les Malékites (soit la majorité des courants musulmans) 
  déclarent imprescriptibles les infractions et peines relevant des houdoud ou du qissas (talion). 
  Ils déclarent également que la consommation de vin (ou plus généralement de boissons alcoolisées)  
 ne peut être poursuivie si elle n’est pas dénoncée par l’odeur.  Problèmes soulevés par l’application de la charia dans les sociétés contemporaines  Jacques el-Hakim souligne que les peines corporelles en vigueur dans la loi islamique 
  ne correspondent plus depuis longtemps aux critères d’amendement du délinquant qui fondent 
  les politiques pénales en vigueur aujourd’hui. Cela explique que certaines peines  
 soient tombées en désuétude dans certains pays depuis plusieurs siècles déjà . Un principe de la charia reconnait l’adaptation des lois selon les époques  
 (celle-ci est reconnue en outre dans l'art. de la Majalla, le Code civil ottoman,  
 construit à partir d'une codification des règles hanafites à la fin du xixe siècle).  
 Ce principe a été largement suivi, comme le montre l’exemple du Calife Omar qui a écarté  
 l’amputation de la main des voleurs en période de disette et en matière de talion 
  (la victime ou les héritiers n’exécutent plus la peine de leur main).  
 Jacques el-Hakim pense également que la majorité des peines corporelles n’était plus compatible 
  avec les mœurs ou justifiée par la répression à partir des réformes du xixe siècle. 
  Les peines corporelles ne sont plus pratiquées que dans de rares pays; et dans d’autres pays  
 où elles sont réintroduites, elles rencontrent une forte opposition. Pour certains penseurs comme Asaf Fyzee, 
  la Charia, qui est la doctrine spirituelle du Coran,  
 « doit être révisée et interprétée à la lumière de la philosophie et de la logique modernes ».  
 La charia, qui est la loi sacrée de l'islam, doit être séparée de ses préceptes juridiques et politiques, 
  afin de ne pas confondre les valeurs morales et les valeurs juridiques de la religion.  Caducité  Certaines personnes considèrent que certaines dispositions de la charia sont caduques du fait  
 de l’évolution de la société ; il deviendrait donc inutile de les préserver.  
 Tel est le cas des questions concernant l’esclavage. Dans la République islamique de Mauritanie,  
 il y a un consensus de la part des oulémas sur l’abolition de l’esclavage conformément aux principes de la charia. Selon Leila Babès, des pratiques culturelles,  
 c’est-à-dire contingentes, ont été incorporées plus ou moins consciemment dans le droit musulman aboutissant 
  à une dégradation du message éthique de la révélation en religion du droit positif. 
  Celui-ci tend à se dogmatiser et à revendiquer abusivement un  
 statut d’orthodoxie alors que l’essentiel de la charia vise à une orthopraxie[réf. nécessaire]. Dans son livre, Loi d’Allah, Loi des hommes, 
  elle considère que le point d’arrivée est un système coercitif omettant le principe juridique fondamental en islam 
  que « tout ce qui n’est pas expressément défendu est permis. » Selon la plupart des autres penseurs contemporains du monde musulman,  
 ce n'est pas de la charia que provient ce décalage avec la modernité,  
 mais plutôt du fait que la jurisprudence islamique n'a plus évolué depuis plusieurs siècles. 
  Plusieurs passages du Coran commandent de tenir compte des mœurs العرف. Les modalités du droit en islam, ne sont pas inaliénables.  
 Ainsi, le mode d'établissement des preuves des crimes est par principe ouvert à toute nouvelle méthode,  
 qui peut être utilisée lors de jugements devant le cadi. 
  De même, les condamnations par Taʿzīr peuvent devenir des peines autres que des châtiments corporels,  
 car le cadi est en droit d'élaborer une peine selon ce qu'il juge sage. 
  Il n'existe tout bonnement pas de canon au sujet du Taʿzīr. Ainsi,  
 Tariq Ramadan propose un moratoire concernant les châtiments corporels  
 depuis 2003 en se fondant sur cette approche théorique. 
 Concernant le cas de l'esclavage,  
 le Coran commande d'utiliser une partie du budget de l'État pour l'émancipation de ceux-ci.  
 Et il ne commande pas d'asservir systématiquement les prisonniers de guerre en esclavage, 
  ceci étant laissé au choix des dirigeants.  
 Ainsi l'idée de caducité est perçue de différentes façons, en fonction des grilles de lecture. 
  Extrait d'un arrêt de la cour européenne des droits de l'homme La Cour européenne des droits de l'homme, dans un arrêt du 31 juillet 2001 Refah Partisi c.  
 Turquie, fait « observer l’incompatibilité du régime démocratique avec les règles de la charia » 
  « À l’instar de la Cour constitutionnelle, la Cour reconnaît que la Charia, reflétant fidèlement les dogmes et les règles divines 
 édictées par la religion, présente un caractère stable et invariable. 
  Lui sont étrangers des principes tels que le pluralisme dans la participation politique  
 ou l’évolution incessante des libertés publiques. 
  La Cour relève que, lues conjointement, les déclarations en question  
 qui contiennent des références explicites à l’instauration de la Charia sont difficilement compatibles  
 avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu’ils résultent de la Convention, 
  comprise comme un tout. Il est difficile à la fois de se déclarer respectueux de la démocratie  
 et des droits de l’homme et de soutenir un régime fondé sur la Charia,  
 qui se démarque nettement des valeurs de la Convention,  
 notamment eu égard à ses règles de droit pénal et de procédure pénale, 
  à la place qu’il réserve aux femmes dans l’ordre juridique et à son intervention 
  dans tous les domaines de la vie privée et publique conformément aux normes religieuses. » 
 
 
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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 20:16
 Celui qu’Allah guide ne saurait être égaré et celui qu’Allah égare tu ne trouveras alors pour lui aucun allié pour le mettre sur la bonne voie. Ô Seigneur, étend la paix et la bénédiction sur ce Messager généreux, sur sa famille, ses compagnons. Omar (qDsdl) a raconté: « Je marchais un jour avec le prophète (qpssl) et quelques compagnons, lorsque le prophète (qpssl) me prit la main tout en marchant! Je me suis trouvé en train de dire (sous l'émotion sans doute) : -Par Allah ya rassoul'Allah! Je t'aime! Le prophète (qpssl) me répondit: Plus que ton enfant Omar?  - Oui! - Plus que ta femme? - Oui! - Plus que ton argent ? - Oui! - Plus que toi-même ? - Non! [ cela prouve qu'il disait vrai aux précédentes questions, sinon qu'est-ce qui l'aurait empêché de dire non, s'il a osé le dire à cette question là?]  Le prophète (qpssl) dit alors: Non Omar! Ta foi ne sera complète que lorsque tu m'aimeras plus que toi-même! Lorsque nous nous séparâmes, je réfléchis (à ce qu'il m'avait dit) et je revins le voir en répétant à haute voix: Par Allah! Je t'aime plus que moi-même! Il répondit: C'est maintenant Omar! C’est maintenant Omar! (Que ta foi est complète). Abd'Allah ben Omar (le fils de Omar) lui demanda comment avait-il fait pour en arriver à cette conclusion? Omar dit: Je me suis rappelé que j’aurai plus besoin de lui (le prophète (qpssl) ) que de moi-même le jour du jugement dernier. Je me suis rappelé aussi que j'étais dans les ténèbres, et qu’Allah m'avait sauvé par le prophète (qpssl).  Et toi? Aimes-tu le Prophète (aalayhi salat wa salem) ? Te manque-t-il? Sincèrement? Penses-tu à lui? Ressens-tu quelque chose pour lui au fond de ton coeur?  Tout au long de ce message je vais te rappeler le verset qui dit: " Certes, un Messager, pris parmi vous, est venu à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez, qui est plein de sollicitude pour vous, qui est compatissant et miséricordieux envers les croyants." (IX-128) Tu vas en goûter le sens en découvrant, ou re-découvrant, un homme qui t'aime, qui a pleuré tellement tu lui manquais, qui a subit et supporté des épreuves pour que tu deviennes musulman(e) ! Je vais essayer de te décrire cet homme pour te le faire aimer sincèrement! As-tu envie de le voir? Pour de vrai? Alors fais fonctionner ton imagination! Il avait un visage blanc légèrement rougeâtre, rayonnant! Ibn Jaber (un compagnon) dit: « Lors d'une nuit de pleine lune, le prophète (qpssl) se dirigea vers moi avec la lune dans le dos (tu imagines, il arrive vers toi et dans la même direction que lui tu vois la lune au-dessus dans le ciel). Je me mit à regarder la lune, puis le visage du prophète (qpssl), et encore une fois la lune puis le visage du prophète (qpssl), et encore une fois la lune puis le visage du prophète (qpssl). Par Allah! Le visage du prophète (qpssl) m'est préférable et plus beau à mes yeux que la lune ! » Et Abd'Allah ibn Salam (un juif) voulut s'assurer que le prophète (qpssl) est bel et bien le messager d'Allah (swt), alors il se dit « Je vais aller le voir et lui poserai 20 ou 50 questions! » Il dit ensuite: « Lorsque je suis venu le voir, dès que j'ai vu son visage, j'ai dit: C'est le messager d'Allah! C’est le messager d'Allah! » [Tu imagines comment est son visage !] Les compagnons disaient: « Lorsqu'il souriait, on aurait dit un morceau de lune! » Alors? Te manque-t-il? As-tu envie de le toucher? Anas ibn Malek dit de lui : « Je n'ai jamais touché de soie plus douce que la main du prophète (qpssl)! » As-tu envie qu'il te prenne dans ses bras affectueusement et que tu sentes son odeur? Anas ibn Malek dit aussi: « Et je n'ai jamais senti de musc plus agréable que l'odeur du prophète (qpssl)! » Est-ce bon? Ton coeur commence à le sentir un peu? Non? Pas encore? Alors continue de lire! aalayhi salat wa salem 
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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 21:49
Écrit par Qari Said Abdou
Pour toi mon frère et pour toi ma soeur Qui porte le même message dans son coeur, Peut être que tu me connais pas, peut être que je suis pas de ta région Mais n'ai pas peur de moi, nous pratiquons la même religion.
Mon frère, rapproches-toi un peu de ton Seigneur, Il t'éloignera, tu verras, de tous les malheurs.
Le malheureux, n'est pas celui qui est privé, privé même d'un toit C'est quand tu te dévie du chemin et que Dieu se détourne de toi.
Satan, pour te détourner, te dit « mais que fais tu de ta copine et de ses sentiments? » Dis lui, « je voudrais vraiment lui faire plaisir, mais c'est que j'ai peur du châtiment. » Alors, il te fera la guerre comme si c'est toi le bandit Mais toi apaise ton coeur par le Coran et admire sa mélodie.
Satan te dira que pratiquer cette religion sera vraiment très dur, Dis lui, « dans l'amour tout est possible, je sauterais tout les murs. » Dis lui, « l'Islam est ma religion même si je devrais mourir », Dans l'amour quand on se sacrifie c'est toujours avec le sourire.
Dans l'amour il n'y a pas de lassitude, dans l'amour on n'est jamais fatigué. Comment pourrais-je t'expliquer, dans ce bateau tu n'as jamais navigué.
Dans l'amour d'Allah, dans l'amour Du Prophète, j'ai vu des gens changer, Ils sont morts, enterrés dans leurs tombes, mais la terre refuse de les manger.
L'amour a changé leur vie, ils sont devenus comme des fleurs, Quand on leur parle d'Allah et de Son Prophète, ils sont toujours en pleurs.
Ils ont compris que l'homme n'emmènera avec lui qu'un simple linceul Et que dans la profondeur de la tombe ils se retrouvent tout seul. Alors réveilles-toi mon frère! Le message est pour toi aussi ma soeur.
Préparons ce voyage sans retour, qui fait vraiment très peur. Ne te fais pas plus grand que les murs et les limites du dîne, Fais attention à Chaytaan, le plus mauvais des djîns, Que le chemin soit rempli d'épines ou de braises, dit « ça m'est égal S'ils mènent vers mon Allah, alors je marcherais, même sans mes sandales ».
Pense à ce jour, où tes amis te couvriront de terre, Tu voudras leur dire « Revenez! », mais tu ne pourras pas le faire.
Pars visiter des tombes et écoute le discours que fait le silence, Alors tu verras qu'on n'a pas mis dans les livres tout ce qu'il y a comme science.
Ta tombe sera soit un jardin du paradis, soit un trou de l'enfer, C'est a toi de décider... Qu'est ce tu veux en faire?
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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 21:44
 A tous ceux qui ont, la critique facile, Et ceux pour qui, l’entraide est difficile, A tous ceux qui n’ont aucun scrupule à juger, Et qui n'hésitent pas, quand nous sommes à terre, à nous écraser.. N’oubliez pas qu’un jour le Qiyaamate viendra.. Ce jour, où nos actions nous seront mises entre les bras.. Etalées devant nos yeux, mais aussi ceux de toute la création, Et nous verrons alors, qui à mené une vie de dévotion .. Et quand doucement, penchera d’un côté la balance, Ceux qui pendant toute leur vie, ont commis des péchés à outrance, Se verrons remettre dans la main gauche un livre de compte, De ce recueil malheureux et sinistre ils pourront avoir honte.. 
  Car cela signifiera qu’ils auront raté leur Epreuve, L’occasion pour eux de nous fournir la preuve, Que la promesse d’Allah était la plus vraie, Et que celle de Chaitane n’avait pour but que de nous détourner.. 
  Il ne restera alors que les larmes pour pleurer, Ces larmes évaporées, par le feu de la Grande Cheminée.. Si l’on pouvait alors, on demanderait à se réveiller, Pour sortir de ce cauchemar et ainsi se décider, A mener une vie de bonnes actions pleine de soumission, A fuir Chaitane, ses pièges et toutes ces passions.. 
  Nous passerions nos nuits dans de longues exhortations, Et nous nous concentrerions dans d’émouvantes récitations, Demandant au Seigneur de toute la création, De nous préserver de ce monde et de ses tentations, De nous guider vers Lui, vers son droit chemin, Sans quoi nous serions perdus quand arriverait la fin.. 
  Oh Allah, ne nous abandonne pas, O toi le plus doux.. Tu es plus qu’un papa, Tu es notre Tout.. Oh Allah, ne nous châtie pas, Nous étions dans le flou.. Toi le plus clément, Capable de pardonner tout.. Oh Allah, guéris moi, des maladies du cœur, Ces fléaux maléfiques, m’emmènent au malheur.. 
  Sans Toi je suis perdu, et j’en ai bien peur, Eclaire pour moi la voie du bonheur, Oh Allah pardonne à nos parents leurs égarements, Ils se sont dévoués quand nous étions enfants, Qu’aucun de leurs membres ne brûlent en enfer, Car leurs cris devant nous sonneraient comme les coups de tonnerre.. 
  Oh Allah je te remercie pour chaque battement de cœur, Toi qui à veillé sur nous chaque minute, chaque heure.. Le Tout-Miséricordieux, que la colère n’éblouit pas, Qui depuis les cieux, guide chacun de nos pas.. 
  Oh Allah, Toi qui pour chaque faute, ne nous châtie-pas, Si Tu nous punissais, quand nous n’obéissions pas.. Et nous rendais aveugle, pour chaque mauvais regard, Alors aujourd’hui encore, nous serions dans le noir.. Oh Homme, ouvre les yeux, réfléchis et souviens-toi, Que quand tu oublies Allah, Lui, Il pense à Toi… 
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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 21:28
 Viens que je te parle du Livre Sacré, le Saint Coran, Plus tu le lis, plus tu découvres à quel point t’es ignorant, Moi je croyais que c’est ma voix qui rendait sa lecture très jolie, Oh Allah pardonnes-moi, devant ton livre j’ai été impoli ; Le Coran est la parole d’Allah, et non celle d’un magicien, Il a été révélé il y a plus de 14 siècles, et pourtant rien ne semble être ancien, Il paraît que les arabes étaient considérés comme le pire des peuples, Mais il a suffit d’un Qour’aan et aujourd’hui tout le monde est d’accord, il n’y a pas meilleur exemple, Devant son texte tous les poètes se sont inclinés, Dans une compétition c’est toujours le plus faible qui est éliminé ; Accrochée sur la Ka’bah la poésie s’est alors sentie très humiliée, Car le Coran avait gagné les cœurs des Arabes, et cela par milliers, Pour ne pas l’entendre, combien s’étaient juré de toujours se boucher les oreilles, Comme ci Allah ne savait pas comment faire pour que les cœurs se réveillent. Quelle a du être la beauté de la lecture du Prophète(SAW) devant ses Sahabas, Je suis encore ici très loin, c’est vrai, mais Oh Allah, fais moi un jour arriver jusqu’à la bas, Fais-moi lire le Coran, Oh mon Maître, à la façon que tu aimes l’entendre, Purifie mon corps et mon âme par sa lumière, et par sa mélodie, rends mon cœur tendre, Acceptes moi pour le Khidmat de Ton Livre et utilises moi jour et nuit, Que le jour du Jugement, entre eux les anges se disent : « sans aucun doute, c’est vraiment lui ! » Fais de ma lecture, pour moi une source de Hidayah, Et non pas une façon pour moi, d’avoir plus de Hadiyah, De Ton livre ne me rends jamais insouciant à aucun moment de la vie, Pour le khidmah du Saint Qour’aan, le terrain est vaste, alors places moi où Tu as envie.. Qari Saïd Abdou 
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